La Belle Poule
Les bières de la Brasserie Piquat

Dans les métiers de la bouche, il y a toujours une grande passion derrière, et un réel amour du métier. Pour Jean de la Brasserie La Belle Poule, c’est pareil, tout vient d’une passion, d’une envie de créer et d’un savoir faire unique. 

« JE ME SUIS DIS "ET SI JE FAISAIS DE LA BIÈRE, ÇA N’A PAS L’AIR MÉCHANT, JE VAIS M’AMUSER", C’EST COMME ÇA QUE TOUT A COMMENCÉ. »

La Petite Réserve : Bonjour Jean ! Première question, comment vas-tu ?

Jean :Tout va bien pour moi !


LPR : Avant de parler de ta brasserie, qui est derrière les bouteilles en verre ?

Jean : Un passionné qui avait envie de créer de ses mains. Je suis passionné de tout, donc la bière est venue à moi comme ça aurait pu être le chocolat, ou la confiture.


LPR : Quelle est ta formation ?

Jean : J’ai principalement fait de l’auto- formation.


 

LPR : Comment as-tu eu l’idée de brasser ta propre bière ?

Jean : Toujours dans cette envie de faire quelque chose de mes mains, je me suis renseigné, et j’ai rencontré une brasserie avec quelqu'un de très accueillant. Donc je me suis dis « et si je faisais de la bière, ça n’a pas l’air méchant, je vais m’amuser ». J’ai fais ça dans mon garage, je me suis rendu compte que je m’étais planté dans l’engagement que ça prenait, mais j’ai continué. Du moment où j’ai décidé de m’installer, au moment où je me suis réellement installé, il y a eu cinq ans. Ce fut long, mais les choses ont évoluées et j’en suis bien content. 


LPR : Comment s’organise l’entreprise ? Es-tu seul pour tout faire et tout gérer ?

Jean : En dehors des copains et de Marion [sa compagne, et créatrice des Tisanes Contretemps] qui viennent m’aider pour le capsulage et l’étiquetage, je suis seul. Quand je brasse je suis tout seul, ça me permet d’avoir un regard sur tout ce que je fais.




« La blonde houblon-  -née, c'est un peu ma Tarte Tatin. »


Branche de houblon.

LPR : Pour une bière « La Belle Poule » est un nom original, peux-tu nous dire d’où ça vient ?

Jean : On est dans un ancien poulailler et le bar d’à côté s’appelle Le Poulailler. Avant ici, il y avait une grosse filière de volailles. Beaucoup d’éléments qui allaient bien ensemble !


LPR : Et au niveau de tes visuels ?

Jean : Je voulais quelque chose qui sorte de l’ordinaire qu’on ne se dise pas au premier coup d’oeil « c’est de la bière ». Au début, c’était le renard; il y a eu une idée de jouer avec le renard qui mange la poule. Et après on a développé d’autres animaux. 


LPR : Quelle est ta formation ?

Jean : J’ai principalement fait de l’auto- formation.


 

LPR : Pour te faire connaître, comment as- tu commencé ?

Jean : J’ai commencé à vendre en octobre, et on [avec Marion des Tisanes Contretemps] a fait des salons et des marchés. Mon premier client c’était Le Poulailler, le bar à côté, et après j’ai démarché directement des magasins bio car je savais que mon produit allait leur plaire.



LPR : Et, est-ce que tu te rappelles de ta première bière ? Qu’en as-tu pensé ?

Jean : La blonde houblonnée. c'est un peu ma tarte-tatin. Quand on brasse en petite quantité et quand on brasse en grand, ce n’est pas du tout pareil. Du coup, au début je mettais beaucoup de houblon pour une bière pas du tout houblonnée. J’ai développé petit à petit mes recettes, j’ai réduit. Ensuite, j’ai fais goûter à un voisin qui vient du nord. Dans le nord, ils ont une culture de la bière avec un fort goût de houblon, donc il a adoré. Mes premiers « goûteurs » venaient du nord donc ils aimaient ça. Je ne pouvais pas nommé ça IPA car ça n’en est pas. Et ma seconde c’est la bière au fenouil, qui a cartonné ! 

 


« Pour moi le bio c'est une évidence et la moindre des choses, surtout en matière de céréales et houblon. »


Toute la gamme des bières La Belle Poule.

LPR : Quelle relation as-tu avec l’environnement, le bio, le local ?

Jean: Ce n’est pas l’individuel qui va changer les choses, c’est tous ensemble. Pour moi le bio c’est une évidence et la moindre des choses surtout en matière de céréales et de houblon. Pour moi, l’artisanat c’est une maitrise de ses produits. Le fait d’être seul me permet d’avoir un oeil et un contrôle total sur chaque étape de la création.


LPR : Est-ce que tu te souviens du moment où ton chemin à croisé le notre ?

Jean : On s’est croisé sur le marché à Jaude où j’étais avec Marion. Mes premiers clients sont ceux de Marion. Et ça a marché ! 


LPR Pourquoi avoir fait le choix de distribuer à La Petite Réserve ?

Jean : Les étiquettes avec les pastilles est quelque chose qui apporte une transparence qui m’a beaucoup plu. On sait d’où ça vient, ce qui est dedans. La transparence passe typiquement par l’information, ce qui est bien chez vous..


 

LPR : Parlons de tes bières aux plantes, comment t’es venu l’idée ?

Jean :  L’idée c’était de faire des bières originales, et un peu atypiques. Marion faisant des plantes on s’est dit qu’on allait chercher de ce côté là. On ne voulait pas utiliser d’arômes. La première était aux graines de fenouil. On a développé la recette ensemble. La deuxième était au safran. C’est le producteur de Safran des Volcans qui me l'a proposé. C’est en la goutant qu’on s’est vraiment dit que oui, il fallait la faire ! Elle a cartonné sur le deuxième salon que j’ai fait. 

Et puis cet hiver j’ai fais la bière aux fleurs de sureau, avec les produits de Marion. C’est de la plante fraiche, on l’a juste congelé.



LPR : Tu as évoqué le houblon, tu peux nous en parler plus ?

Jean :Le houblon, c’est galère. Il y a eu une grosse pénurie. Particulièrement sur le bio, car le marché de la bière s’est développé à une vitesse grand V en 10 ans. Mettre une houblonnière en culture, ça prend au moins 5 ans pour permettre une récolte sérieuse. Et paradoxalement la mode est au fait de mettre un max de houblon dans la bière. C’est pour cette raison que j’ai remit la céréale au centre de ma production. Typiquement je n’ai pas fait d’IPA, je fais la blonde houblonnée pour susciter la curiosité du client. Dans tous les cas, il y a du houblon et de la céréale.  

LPR : Avant de terminer, as-tu un conseil pour déguster une bière dans les règles de l’art ?

Jean: Grosso modo, pas trop fraiche. Une bière artisanale ne se boit pas à la sortie du congélateur, 8-10° minimum, et les brunes à température ambiante l’hiver. 

LPR : Et pour terminer, on te souhaite évidemment le meilleur, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter d’autre ? Quel est le prochain projet ?

Jean:  On va faire revenir la bière aux graines de fenouil, avec une nouvelle recette. Et on espère pouvoir continuer à jouer sur les recettes. 

Contretemps
Plantes aromatiques et médicinales.
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